charm's

l'éveil des sens

31 août 2009

agacement personnel 9

   Je déteste...

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                 ...me réveiller tôt                           ...à cause du bruit

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                                             ... ou de la lumière

                             Ou pour une toute autre raison d'ailleurs !!!!

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30 août 2009

plaisir personnel 9

J'aime les fleurs des champs...

   

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29 août 2009

fantasme masculin 7

Avec votre voisine de palier et sa fille...

Le scénario choisi : Vous séduisez votre voisine de palier et sa fille et entretenez une relation sexuelle avec chacune à l’insu de l’autre.




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Ce qu’il veut dire : Ce fantasme est, pour le Dr Blachère, sans doute le plus "osé" car il flirte avec une certaine perversion : chacune des femmes est trompée avec celle en qui elle a, a priori, le plus confiance. "Quant à la fille : quel âge a t-elle ?", se demande le Dr Blachère, qui constate dans sa pratique que le fantasme de pédophilie rôde chez beaucoup d’entre nous, hommes ou femmes. On est en pleine transgression des tabous qui cimentent notre société. Ces pulsions souvent inconscientes sont censurées par le surmoi (notre éducation).

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28 août 2009

surprise réussie 7

Hmmmmmmmmmmm habitude changée...Il vous faudra imaginer la suite de la rencontre entre Alicia et Lucas...
Mon imagination a assez travaillé ces derniers temps, je vous laisse la place...Allez une petite photo quand même...sourire

            

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27 août 2009

surprise réussie 6

Il m’entraîna à sa suite, dans la pièce suivante, une pièce allant des tons ocres aux tons plus foncés de terre de sienne. Elle proposait un parcours le long de tables en bois posées contre les murs. Un éveil des sens, alliant la découverte de goûts et d’odorats multiples et variés. Sans me faire goûter, il reprit son manège, il m’enserra dans ses bras et me conduisit au premier présentoir, celui du café.

« Tu vois, lorsque nous serons seuls tous les deux, tu seras aussi chaude que ce café, tes désirs se feront brûlants comme lui et l’arôme que tu dégageras me fera saliver, m’excitera au point d’avoir envie de tremper mes lèvres en toi même si je dois me brûler… »

Je perdais la tête à écouter ses mots qui parlaient à mes sens lorsqu’il m’amena au présentoir suivant, celui de la glace au chocolat.

« Lorsque ma langue viendra découvrir chaque parcelle de ton corps, tu te feras fondante et onctueuse comme cette glace au chocolat, tu onduleras sous mes coups de langue assassins et j’adorerai ça…te tenir au bout de ma langue…décider de ta jouissance. J’irai chercher la pépite au creux de ton entre-jambe du bout de ma langue, tes chairs se feront palpitantes et tu feuleras comme une chatte docile m’offrant ton sexe trempé de ta mouille et de ma salive. Et je te dégusterai encore et encore, me délectant de ton parfum subtil, n’ayant aucune pitié pour tes suppliques, te laissant te liquéfier sous ma langue, pour te laper, te boire, te laisser couler dans ma bouche. »

Je m’appuyais tout contre lui, définitivement conquise par ses mots. Cet homme était le diable en personne pour allumer un brasier rougeoyant au creux de moi sans me toucher, juste avec ses mots, sa voix…Il me soutint jusqu’à un nouveau présentoir, celui des caramels…

« Lorsqu’enfin tu seras humide, gémissante, suppliante, je te tendrai mon sexe comme une confiserie et tu le lécheras encore et encore. Il sera fièrement tendu sous tes coups de langue et tu n’auras qu’une envie, qu’il te prenne, qu’il te pénètre, qu’il t’écartèle… »

Je haletais maintenant sous chacun de ses mots qui faisaient mouche sur chaque parcelle de mon corps. Je perdais la notion du temps et de l’espace, je n’étais plus qu’envie, incandescence, indécence…ouverte, docile...



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Me sentant palpiter, il m’entraîna dans la pièce d’à côté. La blanche. Elle était tendue de papier blanc et en son centre se tenait un circuit fait de petits morceaux de sucre debout les uns contre les autres comme de petits soldats disciplinés. Il y en avait des milliers ordonnés côte à côte, entrecoupés de mécanismes ingénieux permettant, au quel cas, de ne pas rompre la chaîne, un véritable travail de titan d’une précision d’orfèvre.

« Comment t’appelles-tu ? »

«  Alicia et vous ? »

«  Lucas »

Lucas se plaça à la hauteur du premier sucre et me regarda. Je le regardais sans vouloir comprendre…Et tout à coup, il déclencha l’avalanche d’une pitchenette sur le premier sucre…Je retenais une exclamation de surprise , affolée, mais le ravissement prit le pas, et je regardais, fascinée, les morceaux de sucres se coucher les uns sur les autres, s’entrechoquer, se bousculer, se pousser, se basculer tantôt très vite, tantôt plus lentement, actionnant balançoires, billes, leviers, tourniquets, courants, c’était magnifique. Cela dura à peine quelques minutes, puis tout fut fini…Lucas s’avança vers moi.

«  Tu vois, tu seras comme ce circuit, parce que je connais tous tes points faibles, tu me cèderas aussi facilement que ces petits sucres, tes barrières cèderont les unes après les autres. Et tu en demanderas toujours plus. Ton plaisir sera infini, tes jouissances seront multiples, tu redécouvriras ton corps sous mes caresses, sous ma bouche, sous ma langue, sous mes doigts et tu me supplieras de te prendre pour apaiser le feu que j’aurai allumé en toi. Tu réagiras à chacun de mes gestes parce que je connais tes envies inavouables, tes plaisirs secrets, et tu quémanderas ma patience…Je te deviendrai aussi indispensable que l’air et l’eau… »

Cet homme allait me faire jouir « cérébralement », je mouillais ma culotte d’excitation contenue.

« Seras-tu là mardi prochain ? »

Prise au dépourvue, j’acquiesçais.

« Et vous ? »

« Peut être… »

Et voilà à nouveau qu’il avait disparu. J’oscillais entre frustration et colère. En quittant la maison bleue, un employé me tendit une rose rouge, celles-ci même qui avaient déclenchées les hostilités des sens entre Lucas et moi…Lucas…

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26 août 2009

surprise réussie 5

Je décidais de prendre l’escalier intérieur cette fois-ci pour gagner l’étage supérieur. J’avais hâte de découvrir la nouvelle décoration d’une part, et d’autre part, je n’osais croiser le regard d’un homme de peur de lui donner implicitement le droit de me passer la corde autour…du poignet…

C’était agaçant cette règle, elle me faisait osciller entre le désir de plaire, l’envie de séduire, et la honte de me prêter à ce jeu pervers de laisser toutes les cartes à l’autre… Mon orgueil était tiraillé entre obtempérer ou résister par la fuite.

Le deuxième étage était une suite de pièce en demi-niveaux, chaque pièce avait une couleur dominante, et happait tous les dégradés qui pouvaient en être déclinés…J’atteignais donc une pièce tout en jaune, le mobilier fait de dorures, les tentures, les miroirs aux cadres chargés, les rideaux, les tapis, le parquet blond, jaune d’or, jaune paille, jaune soleil, jaune canari, jaune pâle…c’était éblouissant, curieux aussi, jusqu’aux boissons étaient assorties à la pièce, on y découvrait autant du whisky qu’un monbazillac doré et moelleux…

Je me dirigeais vers la pièce à dominante verte, elle florissait de plantes de toutes sortes, aux feuillages tantôt d’un vert doux, tantôt d’un vert sombre…Un homme que je n’avais pas vu s’approcha alors de moi…

« Permettez-moi de vous céder ma cordelette… »

Je n’eus pas le temps de dire ouf, qu’il avait saisi mon poignet, pour y passer le lien…La méthode n’était pas très subtile mais efficace. Je lui souris gentiment dans l’intention de lui expliquer que j’attendais quelqu’un mais il ne me laissa pas en placer une, se lançant dans un long monologue sur ce qu’était sa vie, tout en me menant vers la pièce bleue.

«  Je m’appelle Laurent et vous ? »

C’est tout juste s’il écouta mon prénom, trop occupé à digresser sur son compte, son égotisme commençait à me taper sur les nerfs, mais je fus éblouie par la pièce bleue. Le sol n’en était qu’une immense plaque de plexiglas remplie d’eau, dans laquelle de petits poissons multicolores nageaient. Nous évoluions sur un immense aquarium. Je me baissais pour toucher du doigt ce prodige…

Laurent voulut me mener vers la pièce suivante, mais je n’appréciais pas son snobisme, je n’avais qu’une hâte c’est de me délivrer de ce butor à la diarrhée verbale intarissable !!! J’allais essayer la manière douce…

« Laurent, je ne crois pas que nous allons passer une bonne soirée tous les deux… »

« Ah bon, vous croyez ? Je vous trouve pourtant charmante… »

« C’est gentil mais je préfèrerai que vous me libériez… »

« A mon sens, je trouve que ce serait dommage…Nous avons beaucoup de points communs »

Tssssssss il ne voulait pas comprendre, tant pis pour lui.

«  A mon sens, au fur et à mesure que le temps passe, je vous trouve un peu plus insupportable, imbu de votre personne, et détestable, maintenant ôtez-moi ce truc, où vous passerez une très mauvaise soirée »

Je lui tendis mon poignet et il me retira la cordelette. Je poussais un soupir de soulagement. Alors que je me retournais, je le vis, dans la même posture que la dernière fois, adossé nonchalamment au chambranle de la pièce rouge, le regard rieur, un sourire en coin sur ses lèvres, il s’avança vers moi. Mon cœur tressauta dans ma poitrine.

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Sa voix était grave, et pourtant persuasive, si douce et pourtant volontaire. Je le lui tendis docilement et il le ceignit d’une fine cordelette…Puis il me prit la main et m’entraîna vers la chambre rouge. La pièce était tendue de soieries rouge grenat, au milieu de celle-ci trônait une grande table ronde sur laquelle était posé un énorme vase garni de roses rouges au parfum entêtant. Les fleurs avaient un éclat de velours, elles semblaient si douces au toucher que je fis abstraction des nombreuses toiles accrochées au mur, Kandinsky, Miro, Delaunay, un florilège de formes et de couleurs.

Je me dirigeais vers ces roses. Il me suivit lié à moi comme j’étais liée à lui. Je tendis ma main libre pour caresser un pétale de ces fleurs captivantes. Il se glissa derrière moi et me murmura à l’oreille d’une voix rauque.

« J’aimerai caresser ta peau dorée de la même manière que tu viens de caresser ce pétale, effleurer ta gorge pour descendre sur tes seins qui palpiteraient sous mes doigts. Je viendrai les envelopper dans les paumes de mes mains, pour en soupeser la masse, le moelleux, puis je viendrai agacer tes tétons d’un pouce taquin. Tu as des seins superbes, lourds, blancs, plantureux, deux fruits mûrs que je voudrai palper, malaxer, croquer… »

Je fermais les yeux, et je me laissais bercer par le son de sa voix, les images associées aux inflexions de sa voix tendirent mon ventre et m’amenèrent inexorablement vers le désir.

« Tends-moi ton poignet »

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25 août 2009

surprise réussie 4

J’oscillais entre la déception, la frustration, et l’espoir de pouvoir à nouveau provoquer les sensations délicieuses que j’avais ressenties sous le regard de braise de cet homme dans cette étrange maison…

Stéphanie rit de mon impatience à vouloir revenir le mardi soir d’après…

« Mais dis donc tu as pris goût au mystère et à l’originalité de la Maison Bleue !!! As-tu au moins fait connaissance de quelqu’un ? As-tu laissé ton cœur s’emballer pour un regard, une voix, un sourire ? »

Je restais silencieuse devant ses questions encore emplie du souvenir de cet homme qui avait éveillé le désir en moi, malgré moi, et envers et contre tout. J’avais joué la bêcheuse , peut être en avait-il eu assez de me suivre dans les dédales de pièces de cette maison, peut être avait-il trouvé femme plus réceptive à ses avances…Toujours est-il que je regrettais de n’avoir pas su me calquer sur ses limites et d’avoir perdue une occasion de me frotter à lui…

« Tu ne veux rien me dire ? Soit cela fait partie des règles du jeu…Mais au fait, sais-tu que mardi prochain, une autre règle sera de mise…Et ce sera une surprise comme à chaque fois… »

« Je m’y ferai…J’ai trouvé la décoration de la maison superbe, j’aimerai y retourner rien que pour pouvoir profiter du deuxième étage que je n’ai visité que trop succinctement »



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« Alors soit, je repasserai te prendre mardi prochain à la même heure. »

Le mardi d’après, j’étais fin prête et je piaffais d’impatience en attendant mon amie. Mille et unes pensées avaient traversées mon esprit durant cette semaine. Mes rêves m’amenaient tantôt lascive sur les coussins colorés invitant l’inconnu à se joindre à moi pour des caresses audacieuses, tantôt nue dans la piscine, l’œil provocateur, nageant au milieu de la piscine, à attendre que mon inconnu se dévêtisse et vienne me rejoindre dans l’eau pour me baiser « aquatiquement ». Mes nuits étaient plus belles que mes jours, et je rechignais à quitter mon lit pour coller à ma réalité…

J’avais troqué ma longue robe bleue, contre une petite robe rose très colorée, pétillante qui laissait mon dos nu, ma nuque offerte et mes jambes délicieusement exposées. J’avais pris conscience que mon inconnu ne me reconnaîtrait peut être pas puisque je portais un masque la première fois qu’on s’était vus, il ne connaissait ni mon visage, ni ma voix…Peut être ne serait-il même pas là…Il fallait absolument que j’arrête de focaliser sur cet homme, et que je me laisse disponible à tout instant pour une autre rencontre éventuelle.

Lorsque nous arrivâmes, la maison était telle que dans mon souvenir, peut être encore plus belle…Elle avait un charme fou…

Comme la dernière fois à l’entrée, on nous accueillit avec déférence, nous débarrassant du superflu. J’avais hâte de connaître la règle du soir…joueuse, curieuse comme j’étais, cela ne pouvait que m’intriguer…

Ce fut un homme cette fois qui nous dicta les règles.

« Ce soir, vous pourrez déambuler où que ce soit dans la maison, je vous préviens d’ores et déjà que nous avons fait quelques changements de décorations au deuxième étage, que nous vous laisserons le loisir de découvrir si vous en avez envie. Par contre, il vous sera interdit d’aborder un homme. Ce seront les hommes qui vous aborderont, ils ont sur eux une mince cordelette de coton nouée qu’ils vous passeront autour du poignet, vous pourrez discuter avec l’homme qui vous aura ainsi choisi aussi longtemps que cette cordelette sera autour de votre poignet, s’il vous l’enlève, vous serez libérée…et lui aussi. En aucun cas, vous ne devrez vous défaire de cette cordelette vous même !

Etes-vous prêtes à respecter les règles de la soirée ? »

Nous acquiesçâmes toutes les deux. Je fis tout de même remarquer à Stéphanie que ce n’était pas très élégant comme règle de pouvoir se faire jeter par un homme comme bon lui semblait. Elle me répliqua qu’il fallait savoir assumer l’égalité des sexes…Alors voyons voir si je pouvais plaire au point de mériter une cordelette autour de mon poignet…

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24 août 2009

surprise réussie 3

Me fixant dans le miroir, je croisais son regard, je détournais d’abord les yeux, gênée de son insistance, puis je relevais la tête pour constater, qu’il était là et bien là, solidement campé sur ses jambes à me fixer, à me détailler. Relevant fièrement le menton, je décidais à mon tour de le détailler dans le miroir.

Un peu plus grand que moi, il portait un costume anthracite et une chemise d’un ton plus clair que son costume avec décontraction, il avait une main dans la poche de son pantalon, et dans son autre main, il tenait un verre rempli de liquide ambré…

Ce n’est pas tant sa mise qui m’intrigua mais son attitude, son regard qui ne se détournait pas de moi, comme si son choix était fait. Je décidais de ne pas lui rendre la tâche trop facile. J’avais envie de jouer…Et cette maison était propice à des jeux de cache-cache délicieux, je verrai bien s’il était aussi joueur que moi…

Je me saisis d’une flûte de champagne et décidais de continuer la visite…Cette fois-ci, je n’étais plus dans la dimension temps mais dans la dimension espace…Je me retrouverais dans une pièce ombrée d’un grand figuier aux odeurs suaves, il se trouvait aux quatre coins de la pièce des tables et des chaises en fer forgé, assortis de petits coussins colorés...Une vigne vierge envahissait un des murs de la pièce, on se croyait en Toscane…Je la traversais sans m’y attarder.

Cette pièce s’ouvrit sur une grande terrasse, et une piscine à l’eau turquoise, des bains de soleil étaient disposés tout autour de la piscine…Plusieurs couples s’y étaient installés et discutaient…



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Je jetais un regard oblique pour voir s’il m’avait suivie, et je ne fus pas surprise de le découvrir nonchalamment appuyé une épaule contre un pilier enlacé de clématites aux couleurs vives…Il souriait son verre à la main, mais son regard démentait son sourire. Il n’avait pas l’intention de me perdre dans la foule.

J’avais la sensation de me trouver face à un fauve qui me pistait, qui observait les habitudes de sa proie afin de mieux la piéger. C’était une sensation à la fois effrayante et grisante, de se sentir prise en chasse. Car enfin, c’était une chasse au désir, une recherche de plaisir qui était en jeu et je me savais protégée tant que je n’allais pas m’asseoir quelque part, il ne pourrait pas fondre sur moi.

J’aperçus un escalier en colimaçon en pierre qui montait à l’étage, je décidai de l’emprunter. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que l’homme m’emboîtait le pas, j’entendais ses pas dans les miens, je sentais sa présence proche à travers toutes les fibres de ma peau, je n’osais pas me retourner…Cet ascension parut durer une éternité…Je retenais mon souffle, mes sens percevaient chacun de ses mouvements, je discernais jusqu’à la fragrance de son parfum qui venait m’embaumer…C’était entêtant…J’avais à la fois hâte que cela se termine comme j’aurai souhaité que cela dure et perdure…étrange sentiment, bizarre sensation, déconcertante contradiction…

Je souris intérieurement, me voilà bien femme dans toute sa splendeur, à hésiter entre laisser cet homme m’aborder, ou rester sous le charme du silence et la sensualité de l’inconnu…Je n’eus pas à tergiverser longtemps, alors que j’arrivais dans une des pièce du haut, en me retournant , je constatais que mon bel inconnu avait disparu…Apparemment il connaissait cette maison bien mieux que moi, et il m’avait faussé compagnie…

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23 août 2009

surprise réussie 2

Lorsque nous arrivâmes, je fus soufflée par la beauté de la maison toute de verre, très fortement éclairée, on distinguait des silhouettes qui se déplaçaient le long des baies vitrées…La maison était superbe, son architecture appelait à une pleine et totale liberté, entre design, plantes vertes savamment dosée et vitrages incurvés…On avait envie d’y entrer rien que pour la visiter…Et c’était ce qui allait m’arriver.

Stéphanie se gara sur un parking qui contenait déjà une trentaine de voitures. Nous remontâmes l’allée centrale qui nous amena vers la porte d’entrée.

Stéphanie me chuchota :                                                                                  

« Il va de soi que ça ne te plaît pas, tu me retrouves et nous rentrons, il n’y a aucun soucis ! »

« Ok…On verras bien, je vais me laisser porter par mes sens comme tu dis . Allons-y… »

« Bonsoir Mesdasmes… »

Nous fûmes accueillies par un homme en smoking à la coupe impeccable qui nous ouvrit la porte pour nous introduire dans un vestibule aux tentures de velours grenat. Là au vestiaire on nous débarrassa de nos sacs à main, en nous certifiant de la sécurité des lieux…

On nous mena vers un petit comptoir, et là ça se corsa. La jeune femme devant nous sourit et nous donna les consignes, en nous demandant de bien les respecter et surtout de n’y déroger sous aucun prétexte, sous peine d’être exclues…Ca commençait bien, je n’aimais pas beaucoup ce type de menace…

«  Voilà, je vais vous donner un loup en feutre que vous mettrez sur votre visage et que vous ne devrez enlever sous aucun prétexte encore une fois…Lorsque vous vous installerez dans un fauteuil ou sur un siège, cela voudra dire que vous autorisez un homme à vous aborder, à vous parler, à faire votre connaissance, mais si vous restez debout, aucun homme ne pourra venir vous importuner, c’est la règle de la soirée…Etes-vous prêtes à la suivre ? »

Nous répondîmes toutes les deux par l’affirmative, cette règle n’avait pas l’air trop difficile à suivre et cela pouvait être très amusant. Nous plaçâmes nos loups sur le visage, totalement anonymes.

« Bien à partir de maintenant, je te propose de nous séparer, je te laisse découvrir ce lieu à ton aise et peut être faire connaissance d’un homme qui pourra profiter de ta conversation et de tes charmes…Laisse-toi aller…Tu verras, je suis sûre que tes sensations vont prendre le dessus… »



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Eh bien soit, laissons mes sens prendre le dessus et me mener où bon me semblera, après tout j’étais là pour m’amuser, et l’idée de me retrouver anonyme derrière ce masque émoustillait mes sens…

Je décidais donc de me laisser aller, j’avançais au gré des pièces appréciant le mobilier tantôt original, tantôt classique, observant les personnes qui y évoluaient…Curieusement, il n’y avait que les femmes qui étaient masquées, les hommes eux déambulaient soit en costumes bien coupés, soit en chemise et jean, à chacun son style, il ne semblait pas vraiment y avoir de règle vestimentaire.

Je me sentais à l’aise dans ma robe et mes mules à talons…Je fus charmée par la pièce à l’ambiance orientale, juchée de coussins multicolores, en son milieu se trouvait une fontaine ronde en pierre d’où coulait une eau cristalline.

Plusieurs rideaux aux couleurs iridescentes voletaient au grès de la brise, soufflée à travers une fenêtre au grillage finement ouvragé. On se croyait au pays des milles et une nuit, entourés de mosaïques bleues nuits et blanches dans une pénombre bienfaisante.

Cette pièce donnait une furieuse envie d’y somnoler, de se délasser…

Je continuais ma visite par une pièce tendue de miroirs aux moulures dorées et à l’ostentation criarde.

De multiples fauteuils tendus de satin étaient disséminés autour de petits guéridons. Dans un coin d’une pièce, une fontaine à champagne coulait entourée de verre en cristal brillants. La pièce était fortement éclairée par des lustres clinquants de paillettes et de dorure. A n’en pas douter une pièce illustrant la période Louis XIV…

Bien que cette pièce me déplaisait souverainement, c’est là que j’y croisais pour la première fois son regard…

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22 août 2009

surprise réussie 1

Lorsque son amie l’avait convaincue de venir avec elle, elle avait beaucoup hésité. Elle avait d’abord regretté sa décision. Celle-ci lui avait proposé de découvrir un lieu insolite avec elle à moindre coût. Elle n’avait pas voulu lui en dire plus mais elle connaissait les idées farfelues de Stéphanie. Mais elle savait aussi, qu’elle pouvait faire confiance à son amie, elle ne l’avait jamais entraînée dans des plans glauques ou manquant de sécurité.

Là elle lui avait simplement parlé d’un lieu étrange, d’une attraction subtile, d’une sensualité envoûtante. Elle avait ri ayant l’impression de lire une plaquette de publicité pour un voyage à la destination lointaine et exotique mais Stéphanie lui avait certifié que ce lieu se trouvait à moins de 25 km de chez elle, qu’il n’était ouvert que le mardi soir et qu’il n’était accessible que sur l’invitation d’une personne connaissant déjà les lieux. Je lui avais alors demandé si c’était une sorte de club huppé et snobinard où la tenue correcte était exigée…Cela l’avait fait rire et m’avait conforté dans l’idée que malgré la confiance que j’avais en mon amie, une sourde appréhension me tordait le ventre.

Deux jours avant de nous y rendre, je me demandais encore dans quel genre d’endroit elle allait m’emmener, un restaurant ? Non trop conventionnel, un club de rencontre ? Non trop classique, une boîte de nuit ? Trop bruyant, un club échangiste ? Pas assez classe…

Ce lieu entouré de mystère dont elle m’avait parlé finissait par me faire fantasmer, et éveillait en moi, des désirs longtemps enfouis ressurgissant pour me rappeler à leur bon souvenir…

Le jour même, je m’enquerrais tout de même de la tenue que je devais porter…elle me répondit très laconiquement : « Habille-toi comme si tu allais rencontrer le prince charmant ! »

Voilà qui ne m’aidait pas beaucoup…Je me dis qu’au pire, si ma tenue ne correspondait pas au lieu, je n’aurai qu’à rentrer chez moi, sans autre forme de procès…ou à patienter jusqu’à ce que Stéphanie daigne me raccompagner chez moi…

Ce jour-là, j’optais donc pour une robe empire, longue, très fluide, dans les tons bleus-gris, qui me laissait les épaules nues. Une paire d’escarpins gris argentés agrémentaient ma tenue. Je pris un petit sac à main contenant le minimum. Une touche de maquillage vint s’ajouter à la tenue. Et enfin, un peu de parfum, dans ma nuque, un chignon relevé sur ma tête. J’étais fin prête à affronter ce charmant prince, en espérant qu’il serait sensible à mes charmes et surtout aux efforts que j’avais déployés pour lui.

Lorsque Stéphanie se présenta en bas de chez moi, j’admirais à mon tour sa tenue. Elle avait opté pour un bustier lamé d’argent assorti à un pantalon noir large et fluide sur ses jambes. Elle avait cerné ses yeux de noir, et avait laissé sa longue chevelure en liberté sur ses épaules.

Elle me détailla et sourit :

« Tu es parfaite, tu verras, je suis sûre que tu vas beaucoup t’amuser à cette soirée, je vais t’en expliquer les principes dans la voiture, que tu puisses y voir un peu plus clair…Mais je te préviens, ce sera dans les grandes lignes, je n’en sais pas plus moi-même !!! »



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Je fronçais les sourcils de plus en plus intriguée par les propos de mon amie, me posant la question de sa santé mentale ou de son état d’ébriété…Quand je lui en fît part, elle rit, très amusée de mes remarques, c’était bien son style !! Nous nous installâmes dans la voiture et elle démarra. Elle poussait mon impatience à son summum par son silence.

«  Alors je t’explique, c’est un homme qui la première fois m’a conduite là-bas…C’est une grande maison à deux étages qui fait plus de 400 m2, 200 m2 pour chaque étage, sans compter l’extérieur qui est aménagé en mezzanines, salons de jardin, salons de lecture, salles de jeux en tout genre. Au premier étage tu trouveras le vestiaire dont quelques membres du personnel s’occupent, puis tu auras un enchevètrement de pièces, décorées selon l’humeur des propriétaires, certaines sont plutôt classiques, d’autres années 60, d’autres boudoirs orientaux, d’autres encore salons de thé…Bref, cet endroit a beaucoup de charme et j’ai passé ma première soirée à le visiter tant j’étais fascinée… »

« Mais encore… »

«  Au deuxième étage, tu trouveras quelques salles de bains, des alcôves, des boudoirs, des choses plus feutrées si tu veux…Attention ce ne sont pas des chambres, loin de là, il n’y a aucune possibilité de s’isoler dans cette maison, aucune porte n’a de clé, il faut que tu le saches… »

«  Mais enfin vas-tu m’expliquer à la fin !!! »

«  Oui, c’est bon, c’est bon j’en viens au fait…L’entrée de cet endroit est réservé à des habitués triés sur le volet, qui peuvent chaque soir emmener deux ou trois amis ou venir seuls, à l’entrée on te donnera les règles à suivre dans la maison, tu es autorisée à aller où bon te sembleras dans la maison, tu peux parler avec qui tu voudras tant que tu respecteras les règles qu’on t’a donné à l’entrée, les femmes ne paient rien du tout, par contre les hommes…c’est autre chose…Tu peux manger et boire ce que tu veux aussi…Il y a quelques règles très strictes, on te demandera une discrétion absolue, il est interdit de proférer des insanités ou des grossièretés, interdit de trop boire, tu dois connaître tes limites, les gestes de violence sont prohibés, le bon goût est de mise…voilà je t’ai dit tout ce que je savais… »

«  C’est donc un lieu de rencontre…et je n’en sais pas plus qu’avant… »

« Cesse donc de râler et laisse-toi porter par tes sens…tu verras, c’est amusant »

Nous roulâmes encore quelques minutes en silence, je prenais le temps de digérer les informations que m’avait donné mon amie…Mais je devais m’avouer que je me sentais plus excitée qu’effrayée, plus curieuse qu’apeurée…

Posté par noir intense 35 à 00:03 - textes érotiques - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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