28 mai 2007
sommeil paisible
L’été apporte toujours son lot de choses agréables et de choses qui le sont moins. Ce soir-là, la chaleur était tombée sur la nuit, lourde et pesante, nous avions ouvert la fenêtre de notre chambre espérant attirer un courant d’air rafraîchissant aidant à l’endormissement. Il me restait encore un peu de travail, je te laissais te coucher…
Mon boulot fini, je m’installais sur la balancelle avec un thé chaud à la main, me laissant aller dans la brise légère…J’avais dû m’assoupir parce qu’en me réveillant, le ciel était constellé d’étoiles, je l’admirais un instant puis me décidais à te rejoindre…
En rentrant dans la chambre, je te trouvais nu , endormi sur le côté, totalement abandonné, corps d’homme sombre et sculpté se détachant sur la blancheur des draps, sexe pâle au repos sur ta toison brune…je t’admirais un instant laissant le désir monter en moi, le désir de sentir ta peau, la caresser, la toucher, le goûter, me laisser aller à la gourmandise sucrée-salée de ton essence…
Je retirai ma nuisette de soie, qui vint se déposer au pied de notre lit et libérais mes cheveux. Je vins m’installer à tes côtés, à quatre pattes, laissant mes cheveux passer sur tes épaules, descendre sur ton flanc, caresser tes hanches, parcourir tes jambes, caresser tes mollets, puis remonter dans l’autre sens, laissant ma chevelure s’emmêler dans ton sexe éveillé bien avant toi par la caresse sensuelle de ma chevelure.
Tu soupiras dans ton sommeil et je laissais ma chevelure t’effleurer, un léger frisson parcourut ton corps et tu te retournas sur le dos.
Offrande de ton corps que je savourais avec délice, tel un voile léger, mes cheveux venaient caresser ton corps, ils s’enroulaient dans tes épaules dans toute leur longueur, alors que les pointes chatouillaient ton menton, quelques mèches éparses venaient cajoler ta poitrine, glisser sur ton torse, frôler ton sexe, effleurer tes cuisses…
Ma bouche vint s’ajouter à la caresse de ma crinière, passant ma langue dans ton cou, grignotant tes épaules, suçotant tes tétons dressés, happant ton ventre, évitant soigneusement ton sexe, goûtant tes cuisses, picorant tes genoux, suçant tes chevilles, patiemment, inlassablement.
Tu étais éveillé maintenant et bien éveillé, tes mains se perdaient dans ma chevelure, tu laissais filer les mèches entre tes doigts, tantôt les enroulant, tantôt les laissant glisser, se couler docilement entre tes phalanges.
Tu gémis lorsque je pris ton sexe dans ma bouche, enduisant ton gland de ma salive, je l’agaçais, le titillais, puis d’un geste leste, je saisis ton vit, glissant ta belle queue en moi, je vins m’empaler sur toi, crinière éparse, je te chevauchais ardemment…J’en avais tellement envie…

Commentaires
Tiens donc ...
Ainsi, il faudrait satisfaire ses envies ?
Voilà qui est troublant.
réponse à vivrenvies
Vous l'entendre dire...pardon...vous lire en train de le penser l'est encore plus...
Fidèlité
Bonjour chère visiteuse régulière.
Je te rends la pareille bien que moins souvent. J'aime la qualité de ton écriture dans sa forme et dans son fond (tiens tiens on pourrait déraper). Mais aussi ton éclectisme et tes capacités à te renouveler. Je ne sais pas si tu écris à quatre mains mais tes écrits sont...savoureux et savent toucher les hommes (enfin au moins un). Celui-ci m'a ému, j'en irai bien me coucher de bonne heure.
Clin d'oeil.
PS : mettre "sexe" dans un titre ne m'a pas apporté plus de trafic qu'à l'habitude. Fausse piste donc. Tu m'avais posé la question il y a quelques temps.
réponse à Eros
Tiens j'eus cru que ce fût un bon filon...voilà un de mes préjugés qui tombe à l'eau...Pardonne-moi je n'ai pas les idées très claires ce soir...mais je ne manquerai pas de te visiter régulièrement...
PS : ravie de te donner envie de te coucher plus tôt...sourire
Une ode au beaux endormis...
réponse à Modimo
un homme abandonné dans son sommeil est tellement plus vulnérable...sourire
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